Philonemo’s Weblog

Le monde de demain.

Extrait de “Haines d’hier et d’aujourd’hui”…de Pierre BARRUCAND

Posté par philonemo le 9 décembre 2008

Pierre Barrucand, anthropologue et maître de recherches honoraire au CNRS

L’A.D.F.I. EN CAMPAGNE

Extrait de “Haines d’hier et d’aujourd’hui” “Campagne antijuifs,antimaçons, …” de Pierre Barrucand

“Quand je vois un mouvement comme l’A.D.F.I. (Association de Défense de la Famille et de l’Individu), j’ai l’impression qu’on y rencontre surtout des personnes qui sont en barrucand2proie à une obsession, une intoxication. Autrement dit, ils subissent exactement le phénomène qu’ils croient devoir dénoncer – sans le début d’une preuve – contre un certain nombre de religions plus ou moins minoritaires. Si manipulation mentale il y a, elle est le fait de l’A.D.F.I., dont les membres s’intoxiquent mentalement eux-mêmes.

…Mais ce qui est absolument stupéfiant, c’est de voir un mouvement confidentiel et quasi-secret comme l’A.D.F.I. être pris au sérieux par certains journalistes, voire certains milieux officiels. Elle est le pivot central d’une campagne de désinformation. C’est pourquoi cette association est redoutable et perverse. En effet, elle reproduit, presque mot pour mot, les campagnes du début de ce siècle, celles de Mgr Jouin, de l’abbé Tourmentin et de bien d’autres. Elle fonde toute son action, au mieux sur la polémique méchante, au pire sur la délation et la désinformation. On y retrouve presque les accents du journal “Au pilori !”, au temps de l’Occupation.

On remarque cependant une différence sérieuse entre l’A.D.F.I. et les disciples de Mgr Jouin ou de l’abbé Tourmentin. Ce mouvement a su se donner une image respectable et est parvenu à tromper la presse et même parfois les pouvoirs publics. Cette “secte” - au sens le plus péjoratif du terme – est arrivée ainsi à une certaine puissance, réalisant donc en partie les fins ténébreuses qu’elle attribue à ceux qu’elle combat, unissant avec habileté le rationalisme athée de certains et l’intransigeance doctrinale théologique d’autres, et surtout arrivant à se faire passer comme sérieuse et objective.

Dans le cas de l’A.D.F.I., j’ai eu l’impression de gens qui sont véritablement intoxiqués par leur mythologie et qui vivent dans un univers complètement fantasmatique. Je pense que Mgr Jouin, même s’il fut un brave prêtre par ailleurs, était certainement un personnage de ce genre. Je voudrais ajouter que l’A.D.F.I. est parfaite dans son rôle de secte antisecte : c’est une espèce de structure complètement figée.

Par ailleurs, les activités de l’A.D.F.I. ne sont-elles pas en contradiction formelle avec la loi antiraciste en vigueur en France ? Il est inadmissible qu’il y ait une lecture “à deux vitesses” de cette loi et que la presse accepte de répéter les accusations insensées d’une “secte antisecte” composée de monomanes.

Il est bien évident que ce que je dis ne saurait justifier en aucun cas les agissements de tel ou tel groupe qui se livrerait à des activités criminelles. Il s’agit simplement du droit de pratiquer une religion et d’exprimer ses convictions. Il faut que la presse et les pouvoirs publics deviennent conscients de la vraie nature de l’A.D.F.I.

Un permanent de l’A.D.F.I. est allé jusqu’à affirmer qu’“un membre d’une secte n’est pas une personne authentique”. On peut dans cette phrase remplacer “membre d’une secte” par “catholique pratiquant, libre-penseur, pasteur protestant, diacre évangélique, membre d’un parti politique…” (rayer les mentions inutiles), sans lui donner moins de véridicité, voire de vraisemblance. Et pourquoi pas “membre de l’A.D.F.I.” ?”

Source : http://www.sectes-infos.net/ADFI.htm#ad1

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Un membre de l’Adfi condamné pour diffamation par la Cour d’Appel de Paris.

Posté par philonemo le 25 juillet 2008

Vu sur http://www.coordiap.com

Dans un arrêt du 15 mai 2008, la Cour d’Appel de Paris, 11ème chambre, section B, a confirmé la condamnation d’un membre de l’Adfi pour diffamation par le TGI de Paris, 17ème chambre, le 8 février dernier.

Cette condamnation fait suite à des propos diffamatoires d’Isabelle Ferrari, membre de l’ADFI, à l’encontre de la minorité religieuse la Fraternité Blanche Universelle.
Ces propos avaient été tenus lors du journal télévisé 19-20 du 30 novembre 2005 sur France 3, édition des Alpes, à l’occasion d’un reportage intitulé : « A Grenoble, un stand du salon NATURISSA montré du doigt avec suspicion de dérive sectaire ».

Isabelle Ferrari est présentée au cours du reportage comme « membre de l’Adfi» et « spécialiste des sectes ». Pour sa défense elle ne contestera pas ces faits soutenant même pour apporter la preuve de sa bonne foi, sans succès, « qu’elle s’est exprimée loyalement dans le cadre de la mission qui lui est impartie de mise en garde du public ».

Parmi ses accusations contre cette minorité religieuse, elle dira qu’elle « a été classée par deux fois au niveau des rapports parlementaires ».

La Cour « considérant toutefois qu’Isabelle Ferrari dont le rôle est également de s’adresser aux média, aurait du faire preuve de circonspection et vérifier qu’elle était en mesure d’apporter les éléments accréditant les propos qui allaient être diffusés » a confirmé la « culpabilité de Patrick de Carolis, président de France Télevisions, et Isabelle Ferrari, ainsi que les peines qui sanctionnent dans une juste mesure les faits reprochés ».

La Cour a confirmé la décision de première instance condamnant Patrick de Carolis et Isabelle Ferrari à payer à la Fraternité Blanche Universelle 1000 euros au titre des dommages et intérêts et 1500 euros au titre de l’article 475-1, y ajoutant une condamnation solidaire de Patrick de Carolis et Isabelle Ferrari à payer 1000 euros au titre des frais exposés.

Patrick de Carolis a fait un pourvoi en Cassation suite à cet arrêt, contrairement à Isabelle Ferrari qui n’a pas renvoyé l’affaire devant la juridiction supérieure.

Sachant que le réseau des Adfi est financé à 95 % par de l’argent public, il est urgent de demander au gouvernement si l’argent du contribuable ne devrait pas servir à autre chose que de 1) diffamer des minorités religieuses, 2) payer des frais d’avocats et de justice aux auteurs de ces diffamations ?

Rappelons que le budget de ces réseaux militants : Ccmm, Adfi, Miviludes, prenant à partie les minorités religieuses et spirituelles en France, s’élève à plus d’un million d’euros par an. Un budget qui serait mieux utilisé à résoudre les VRAIS problèmes : violence dans les banlieues, drogue, insécurité, etc …

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