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Le rapport 2007 de la MIVILUDES ou le pathétique combat d’arrière-garde de la lutte anti-sectes

Publié par philonemo sur 5 avril 2008

Montpezat de Quercy - 03/04/2008 - 15h00 (CICNS) -

Le rapport 2007 de la MIVILUDES donne à cette mission une occasion de se racheter une crédibilité à grand renfort de fractures de portes ouvertes et de redites éculées sur l’hypothétique fléau des sectes. Son contenu cherche à masquer la grande difficulté de cette officine à trouver des raisons de poursuivre une bataille inutile, illégale et coûteuse pour tout le monde. 234 pages qui ressemblent à un copié-collé des accusations lancinantes et généralement sans fondement à l’encontre de cet ennemi fantasmagorique que constituent “les sectes”. On retrouve cette poudre aux yeux, ces formules incantatoires et ces amalgames qui font de la lutte anti-sectes un véritable exemple de manipulation mentale. Il n’est pas un argument qui ne puisse être démonté par un lecteur raisonnable (nous reprendrons prochainement en détail le contenu de ce texte affligeant sur notre site).

Au-delà des arguments, les chiffres donnés sont, eux-mêmes, des spéculations, les procès n’existent pas ou se soldent le plus souvent par des non-lieux, les atteintes aux libertés individuelles peuvent être décelées dans presque toutes les pages et la dérive démocratique que constituent ces attaques répétées aux croyances de la part d’un organe du gouvernement est, en elle-même, une occasion de s’alarmer sérieusement. Cette orientation fatigante de notre laïcité est devenue objet de dérision ou d’effroi chez les personnes pour qui la démocratie a encore un sens.

Cette année, quelques thèmes surgissent, comme les “faux souvenirs induits” (un sujet de vigilance à retourner aux associations anti-sectes quand elles interrogent leurs apostats), le diable, une valeur sûre, est aussi de la partie puisque le satanisme refait son apparition. Les “drogues exotiques” viennent apporter une touche nécessaire à ce tableau qui repose sur les épouvantails habituels. M. Roulet, Président de la MIVILUDES, s’en prend également à ceux qui critiquent sa “mission”, n’oubliant pas, au passage et comme le veut la tradition, d’associer subrepticement le CICNS à la Scientologie dans une pitoyable tentative de discrédit qui ne trahit que la pauvreté des arguments de l’anti-sectarisme à la française. Il s’émeut aussi de voir que des universitaires puissent “relayer” les propos de notre association, n’ayant pas compris que c’est plutôt le contraire qui se produit.

Les faux chiffres de la commission parlementaire sur les mineurs et les sectes n’ayant curieusement alarmé personne, Bernard Accoyer fait dans la surenchère et clame qu’il existe des “centaines de milliers de victimes de groupes sectaires”. Si nous étions aussi peu sérieux que lui, nous reprendrions ce chiffre pour dénoncer la cohorte des victimes de la chasse aux sectes dont nos archives portent témoignage.

Mais que veulent-ils donc réveiller avec leurs vieux démons ? N’ont-ils pas compris que la recherche du sens de la vie est un élément indissociable de l’existence humaine et que leur combat, s’il arrive parfois à faire frémir les populations, ne parviendra pas à éradiquer ce désir impérieux et sain de l’homme à se connaître lui-même ? L’équipe du CICNS n’est pas enfermée dans un bureau cossu, elle travaille directement sur le terrain et constate de visu la dérive dramatique de cette lutte anti-sectes qui, en plus d’être impuissante à traiter de la question des dérives véritables, a produit des effets désastreux dans notre population, en terme de rumeurs, de divisions, de drames humains malheureusement inaudibles parce que personne, ni les pouvoirs publics, ni les médias, ne leur donne la parole.

Un texte aussi désolant que le rapport de la MIVILUDES de 2007, plutôt que susciter le désespoir, ne peut que stimuler les défenseurs des libertés individuelles et inciter tous les citoyens concernés à rassembler leurs énergies pour défendre la liberté de religion et de conviction dans notre pays.

Contact : Service Presse du CICNS - Valérie Dole - 06 34 11 49 58 - Presse@cicns.net - http://www.cicns.net

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La justice espagnole accorde à la Scientologie le statut de religion

Publié par philonemo sur 14 janvier 2008

Vu sur “LeMonde.fr

L’Eglise de scientologie s’installe peu à peu dans le paysage cultuel européen. Après la lemonde.gifSuède, le Portugal, la Slovénie, la Croatie ou la Hongrie, la justice espagnole vient à son tour d’inscrire la scientologie au registre légal des religions. Cette inscription, intervenue le 19 décembre, fait suite à une décision de l’Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole.

Dans sa décision, datant du mois d’octobre, l’Audience nationale estimait que le refus du gouvernement d’inscrire l’Eglise de scientologie au registre des religions ne respectait pas les règles de “neutralité et d’impartialité des Etats face aux croyances religieuses”. Selon le tribunal, “aucun des documents présentés” par le mouvement ou par l’administration espagnole n’“a montré qu’il ne s’agit pas d’une entité religieuse ou avec des fins religieuses”.

Considérée selon les pays comme un mouvement sectaire (en Belgique), une entreprise purement commerciale (en Suisse), ou une association loi 1901 (en France), la scientologie est donc désormais en Espagne une religion comme les autres. Ce changement a été perçu comme une victoire par les quelque 10 000 scientologues d’Espagne. “C’est la fin d’une ère durant laquelle nous avons dû lutter pour la reconnaissance de nos droits”, a affirmé le président de l’Eglise de scientologie en Espagne, Ivan Arjona, un jeune homme de 27 ans, à la tête du mouvement depuis 2002.

Cette reconnaissance intervient alors que l’organisation, après plusieurs années de déboires judiciaires, connaît un certain développement en Espagne et que le luxueux siège de l’Eglise de scientologie à Madrid, installé sur cinq étages non loin du Parlement espagnol, a été inauguré en 2004 par l’un des plus célèbres adeptes de la scientologie, l’acteur américain Tom Cruise.

“La scientologie était déjà légale, car inscrite au registre des associations religieuses, mais cette inscription nous place au rang des grandes religions. Nous bénéficions désormais de certaines facilités, et nous pouvons faire du prosélytisme plus tranquillement”, souligne M. Arjona.

Concrètement, cela ne devrait pas changer grand-chose au quotidien de l’Eglise de scientologie dans le pays : le mariage religieux n’y est pas reconnu et le mouvement ne devrait pas disposer, avec son nouveau statut, d’avantages fiscaux particuliers.

En octobre 2007 aussi, l’Eglise de scientologie avait pu se prévaloir d’une décision favorable. La municipalité de Moscou avait refusé d’enregistrer l’Eglise de scientologie comme association religieuse. Mais cette décision avait été annulée en avril et confirmée par la Cour européenne des droits de l’homme, qui a rejeté une requête du gouvernement russe. Régulièrement, à travers l’Europe, des décisions administratives et juridiques reconnaissent la nature religieuse de la scientologie.

Même dans les pays les plus réticents face aux activités et aux méthodes des scientologues, au premier rang desquels la France et l’Allemagne, le statut de l’Eglise de Ron Hubbard semble en voie de normalisation.

Alors que le ministre allemand de l’intérieur et ses collègues des Länder avaient déclaré, en décembre 2007, que l’Eglise de scientologie était contraire à la Loi fondamentale et devait de ce fait être interdite sur le territoire, les services de renseignement, cités par la presse allemande, ont estimé qu’ils ne disposaient pas d’éléments suffisants pour justifier une telle interdiction. Par ailleurs, en dépit de réactions assez violentes dans la classe politique allemande, l’ouverture d’un nouveau siège de l’Eglise de scientologie s’est déroulée en janvier 2007, en plein coeur de Berlin, installant dans la capitale allemande une tête de pont pour une implantation dans les anciens pays de l’Est.

En France aussi, la justice administrative a, ces derniers mois, donné raison aux scientologues. Ainsi, en avril 2007, la ville d’Angers a été déboutée après avoir voulu interdire la vente d’ouvrages de scientologie sur des marchés. “Soit on considère que l’Eglise de scientologie représente un danger et on demande sa dissolution, avec un dossier bien étayé, soit on lui réserve un traitement équivalent à n’importe quelle association relevant de la loi de 1901″, souligne un spécialiste du dossier. “Les critiques concernant la manipulation mentale sont éculées”, déclarait récemment au Monde Danièle Gounord, la porte-parole de l’Eglise en France. “Notre activité principale consiste à dispenser des enseignements payants.”

La Miviludes, mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, estimait récemment que la France, avec ses “2 000 à 3 000″ adeptes, n’est pas une terre de mission et considèrait l’Eglise de scientologie comme une “multinationale commerciale” soucieuse de mener des actions de “lobbying”.

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